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2003 Tribunes des Verts-Villejuif autrement
Les tribunes de l’année 2003.

Sommaire

Les tribunes

    Laïcité dans la cité Laïcité dans la cité
    janvier 2003
    Après l’utilisation mercantile du Noël chrétien, vient maintenant celle de la fête musulmane de l’Aïd - fin du Ramadan- par des récupérateurs de tous poils, souvent relayés, voire appuyés par certains groupes politiques.

    Avec ce désir effréné de retrouver les « vraies valeurs de gauche », ces militants, souvent sincères, quelquefois opportunistes, en oublient qu’ils étaient naguère fervents partisans de la laïcité et de la volonté de garder la religion dans la sphère privée.

    Le désir tout à fait louable de comprendre l’autre dans sa différence fait oublier certaines valeurs essentielles.

    L’homme qu’on va ainsi connaître et reconnaître ne va être appréhendé que dans sa dimension religieuse, il n’est pas arabe, turc ou malien : il est musulman, il n’existe que par sa religion. L’importance que nous lui donnons, il ne la reçoit qu’à travers sa foi.

    Ne nous étonnons pas dès lors de provoquer ainsi un repli vers la religion, et peut-être pour certains vers l’intégrisme.

    La reconnaissance que nous sommes incapables d’accorder aux populations immigrées par des conditions d’accueil et de travail dignes d’un grand pays, nous l’échangeons contre une pseudo-fraternité dans la religion.

    Pour construire une véritable fraternité sans équivoque ni risque de dérive, ne cautionnons pas les diverses manifestations religieuses, mais rappelons plutôt le droit des immigrés à vivre dans la dignité et l’égalité, en réclamant leur droit de vote aux municipales, ou la représentation des communautés hors de la sphère religieuse.

    Faisons nôtres les mots de Victor Hugo : « Je veux, je le répète, ce que voulaient nos pères, l’Église chez elle, et l’État chez lui. »

    Cantine scolaire : rien de nouveau dans les assiettes

    Dans le cadre de la procédure de délégation de service public de la restauration collective, qui comprend notamment la cantine scolaire et le restaurant « La Musardière », une seule entreprise a présenté une offre.

    Qui ? La Semgest, évidemment.

    Le contrat sur mesure aurait pu prévoir certaines nouvelles obligations, notamment sur :

    - l’introduction d’aliments issus de l’agriculture biologique, un repas « bio » par mois au début, par exemple.
    - L’utilisation de fournitures réutilisables.
    - La traçabilité des produits en matière d’OGM.
    - Le commerce équitable et le commerce éthique.
    - L’approvisionnement de proximité pour limiter les transports.
    - La Ville de Villejuif, actionnaire majoritaire de la Semgest, aurait pu ainsi tenter des expériences réussies ailleurs.

    Bonne année ! Et restez vigilant sur ce que l’on vous propose de mettre dans vos assiettes.

    Au  delà des vœux : des objectifs Au delà des vœux : des objectifs
    février 2003
    La nouvelle année sera déjà bien entamée lorsque paraîtront ces lignes et les vœux déjà exprimés. Mais pour Villejuif, une bonne année, ce serait quoi ?

    Imaginons :

    - Des Comités d’Initiative Citoyenne où les habitants participeraient en nombre, où les propositions seraient suivies d’effets
    - Les écoles à Lebon et au Centre Nord qui ouvriraient à temps
    - Le quartier Pasteur qui verrait ses chantiers se terminer, sa circulation s’améliorer
    - Les Guipons où on réfléchirait avant de construire 30 000 m2 de bureaux ou plus, dont une partie risque d’être inoccupée (source de saleté et d’insécurité), étant donné tous les ensembles de bureaux déjà à louer dans la périphérie de Paris
    - Un vrai beau marché à côté de Casino, de nouvelles boutiques, où les nouveaux habitants pourraient se rencontrer, choisir sans quitter leur quartier
    - une véritable information sur le rôle et l’importance de la Communauté d’Agglomération à laquelle Villejuif a adhéré, et qui peut devenir un formidable levier de dynamisme, si on n’en fait pas un monstre administratif
    - Des grands ensembles où chacun vivrait en bonne intelligence entre générations, dans un cadre plus propre et plus fleur (le centre-ville pourrait leur en céder un peu), et que chacun s’attacherait à préserver
    - Une ville où les vélos pourraient circuler et les piétons marcher sur de vrais trottoirs en toute sécurité ; où les rues et les trottoirs seraient nettoyés régulièrement et efficacement
    - Le courrier envoyé à la mairie qui parviendrait au bon destinataire sans se perdre, et qui provoquerait des réponses dans un délai raisonnable
    - Des panneaux administratifs correctement entretenus et qui joueraient véritablement leur rôle privilégié de source d’information municipale
    - Un autobus, le « Passepartout » qui augmenterait ses fréquences et répondrait mieux aux besoins des Villejuifois
    - Une Fête des Fleurs qui refleurirait

    En fait tout ceci serait assez simple et facile à réaliser ; il suffirait de bonne volonté de part et d’autre.

    Alors, plutôt que des vœux, faisons en sorte que es choses avancent et se réalisent. Nous en aurons les moyens si nous en avons la volonté.

    Réalisons

    Bonne année à tous les Villejuifois, du travail et une bonne santé.

    Quoi de neuf aux guipons ? Quoi de neuf aux guipons ?
    mars 2003
    La salle était pleine pour la réunion d’information du 29 janvier à l’école H. Wallon à propos de l’aménagement des Guipons.

    Tout ce que nous craignions a été confirmé : ni crèche, ni véritable espace vert, ni salle de quartier.

    Pire : plus de 40 000 m2 de bureaux, soit beaucoup plus que ce que nous annoncions ! Et autour du projet, beaucoup de flou qui ne laisse présager rien de bon.

    En cette veille du 8 mars, fête des femmes, nous nous inquiétons sérieusement pour la femme qui vivra aux Guipons en 2005.

    La vie en gris

    Avec le projet de la municipalité :

    La crèche est loin,et il faut passer à l’école le matin, alors elle part tôt, malgré embouteillages et pollution elle prend sa voiture.

    Elle fait ses courses près de son travail. Dans son quartier il y a si peu de commerces, et même pas de marché.

    Les enfants vont rarement au jardin, petit et surpeuplé.

    Le soir, elle reste chez elle. La nuit, passer entre les bureaux n’a rien de folichon, et il y a rien à faire dans son quartier, elle angoisse quand le grand rentre tard de ses activités.

    Elle ne connaît que sa voisine de palier et attend patiemment d’avoir les moyens d’aller vivre ailleurs.

    La vie en vert

    Mais si la municipalité tient compte des suggestions des habitants, le futur peut être tout autre.

    Elle se rend à pied à la crèche tout à côté, le grand va à l’école avec ses copains et un papa, elle prend le métro tout proche pour aller travailler.

    Le marché, ouvert de16h à 19 h mardi et vendredi lui permet de limiter ses déplacements, de rencontrer ses voisins et d’échanger avec les commerçants.

    Le samedi, elle pratique ses activités sportives ou culturelles tout près de chez elle.

    Selon le temps, les enfants se détendent avec les copains dans le grand jardin rempli de jeux, où toutes les générations se retrouvent, les parents surveillant à tout de rôle.

    Le soir, elle ne craint pas de passer dans les larges allées bien éclairées, parfois elle dîne juste en bas de chez elle et, si le grand rentre plus tard, elle n’en est pas inquiète.

    Curieusement, dans les statistiques de Villejuif concernant la délinquance, les Guipons n’apparaissent pas. Normal, quand tout le monde se connaît, la vie s’organise autrement et tout le monde est plus heureux.

    Une vie de rêve, direz-vous. Non, une vie qui devrait être normale dans un quartier qui se construit : une vie possible pour peu que la municipalité ne propose pas un projet tout ficelé (et mal), mais suscite l’implication des habitants dans l’aménagement du quartier.

    Ensemble, construisons les Guipons, réfléchissons à l’avenir de notre quartier et ne nous laissons pas imposer des décisions qui manquent totalement de bon sens.

    Les comites d’initiative citoyenne : premier bilan Les comites d’initiative citoyenne : premier bilan
    avril 2003
    Cela fait maintenant plus d’un an que les CIC - comités d’initiative citoyenne - existent dans la ville de Villejuif. Le temps est donc venu d’un premier bilan. Partiel, limité, sans doute provisoire. Mais nous croyons que quelques questions méritent d’être posées dès maintenant.

    Tout d’abord, un rappel. C’est bien nous qui avions demandé la création de ces groupes, de façon à libérer la parole et l’initiative de gens qui sont amenés à vivre ensemble. Il s’agissait de transformer le hasard d’une situation individuelle, le lieu d’habitation, en l’occasion d’une participation collective. On pourrait dire que nous voulions compléter la démocratie représentative par l’apparition de la démocratie participative. Nous avons bien conscience que cela ne peut être que progressif. Mais rester stationnaire, c’est reculer. Tirons donc les leçons de l’année écoulée. L’élément majeur est que la participation de la population de Villejuif reste limitée. Il faut en trouver les raisons. Nous en soumettons trois à la réflexion commune.

    1 - Le rôle des CIC par rapport au conseil municipal n’est pas clairement identifié. Il ne peut être complètement ignorant des décisions d’un pouvoir légitimement élu. Mais en même temps il ne doit pas être dépendant des discussions de la municipalité. Pour l’instant, l’équilibre n’est pas trouvé ?

    2 - Le rôle des CIC n’est pas d’être uniquement la courroie de transmission des doléances, même justifiées, de la population en direction du « haut » en attendant les réponses qui vont revenir vers le « bas ». Ils n’ont pas encore trouvé leur propre rythme.

    3 - Trouver des initiatives autonomes au long cours n’est pas simple, car créer ou recréer entre des gens qui vivent des situations différentes, qui viennent d’horizons professionnels ou personnels variés est une tâche passionnante mais difficile.

    Il s’agit aujourd’hui de passer à une deuxième étape de leur vie : après la création, l’existence. C’est déjà commencé. Mais à cet égard, on ne peut que regretter la façon tronquée avec laquelle la vie des CIC est retranscrite dans VNV. Souvent, non seulement le compte-rendu est partial et partiel, mais aussi - à l’exception notable de l’époque du lancement de ces comités - la parole des participants est quasi systématiquement ignorée, alors que n’importe quelle intervention minime ou n’importe quelle présence bénigne d’un membre de la majorité municipale est signalée.

    Ainsi, dans le dernier compte-rendu du dernier CIC Sud, s’il était tout à fait justifié de noter la présence importante d’un délégué du conseil local de prévention, pourquoi ne pas avoir signalé la parole ouverte et passionnante de cette jeune femme d’une association de Lamartine sur la violence ? Pourquoi faire comme si ne comptait que la parole des institutionnels ?

    Pour notre part, nous jugeons que cette attitude de limitation, si elle se poursuit, n’est pas de bon augure. Mais nous ferons tout pour que le contraire se produise.

    Réunion du CIC Sud mardi 25 mars 2003 à 20h, Maison de la Médiation.

    Pourquoi nous nous sommes abstenus sur l’ensemble du budget Pourquoi nous nous sommes abstenus sur l’ensemble du budget
    mai 2003
    Nous ne pouvons accepter une nouvelle hausse des impôts locaux (+2% des taux) accompagnée d’une augmentation importante de la taxe d’Enlèvement des ordures ménagères (8%).

    Il aurait été possible de faire autrement, mais tout était décidé d’avance puisque Mme Cordillot avait déjà annoncé cette hausse aux Villejuifois, lors des réunions de quartier sur le budget, alors que les conseillers municipaux n’avaient rien décidé. Pourtant, nous avons proposé un certain nombre de réductions de dépenses qui n’a pas été accepté par la majorité municipale prisonnière d’un système et de pratiques du passé.

    Clientélisme

    Nous avons demandé une réduction du budget des fêtes et cérémonies dont la montant global est exorbitant : 2.600.084 euros (17.055.433 F). Pour information : nous payons la location à la Semgest pour des salles à l’Espace congrès des Esselières dont nous sommes propriétaires.

    À l’intérieur de ce budget, le prix de certaines manifestations est même indécent pour « une ville pauvre ».

    Le versement de subventions à certaines associations se fait dans l’opacité totale : les conseillers municipaux n’ont jamais pu lire des comptes-rendus d’activité dela DAC, par exemple. En plus, la commission spécialisée pour l’attribution de subventions n’est composée que de membres de la majorité municipale.

    Imprévoyance

    Il est bien évident que nous sommes favorables à la construction des deux écoles, mais l’obligation de les financer sur deux ans grève de façon très importante notre budget d’investissement.

    L’école Robert Lebon, qui était un bâtiment provisoire, aurait dû être reconstruite depuis longtemps. Il a fallu construire cette école dans l’urgence alors qu’un peu plus de prévoyance aurait été nécessaire.

    La construction d’autres équipements est donc repoussée à plus tard, comme la médiathèque.

    Inconséquence

    La majorité municipale sous-traite de plus en plus des travaux d’entretien, alors qu’elle pourrait les faire exécuter par le Centre technique municipal. Exemple : nettoyage et affichage des panneaux administratifs, enlèvement des tags et graffitis…

    On ne peut défendre le service public et utiliser de plus en plus des sociétés privées par appels d’offre, qui coûtent beaucoup plus cher au contribuable.

    Il serait beaucoup plus efficace de valoriser le travail des fonctionnaires communaux.

    Le budget prévoit encore une fois le versement d’une somme importante : 684.158 euros (4.487.782 F) au Syndicat intercommunal pour l’informatique. Cette structure n’est ni efficace ni adaptée d’autant que la municipalité s’est dotée d’une direction dans ces domaines.

    Vous comprendrez que nous ne pouvions que nous abstenir sur ce budget.

    L’urbanisme à Villejuif L’urbanisme à Villejuif
    juin 2003

    Urbanisation

    Que se passe-t-il ?

    Un peu partout des immeubles poussent : un terrain vague, un parking, une grosse maison… Quelques mois plus tard, c’est un immeuble.

    Pourquoi cette urbanisation galopante ?

    Pour gagner des taxes d’habitation ?


    Pour avoir 50.000 habitants et peut-être des ressources budgétaires supplémentaires ?

    En tout cas, c’est au détriment de la qualité de vie des habitants.

    Des logements sociaux, il en faut bien évidemment, mais pourquoi encore à Villejuif qui en a déjà un pourcentage élevé.

    Il faut plutôt favoriser la mixité sociale en mélangeant les types d’habitat, en acceptant que des bailleurs sociaux vendent une partie de leurs appartements et en favorisant l’accession à la propriété pour celles et ceux qui le souhaitent : cela permet un changement d’attitude des occupants.

    Avant de démolir et de reconstruire, il faut faire un inventaire de l’existant, de ce qui peut être rénové et aider les propriétaires dans le cadre d’une OPAH (Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat), avec un suivi de l’utilisation des fonds.

    À voir les trottoirs de la rue René Hamon, si étroits, on pouvait croire à une erreur. Eh bien, pas du tout : ceux des nouvelles constructions, avenue Jean Jaurès, ont une largeur ridicule : impossible pour un piéton de croiser une poussette ; et pourtant on nous parle de « circulation douce » pour piétons et vélos.

    Le PLU

    Avant, il y avait le POS ( Plan d’Occupation des Sols), c’était assez simple : de bonnes règles générales.

    Depuis le PLU (Plan Local d’Urbanisme), l’on y comprend plus rien ; tous les quartiers n’ont pas les mêmes quotas.

    Pire, dans la même rue, certains peuvent construire sur très peu de surface, alors que d’autres se voient refuser le permis alors qu’ils ont plus de terrain. Comme si la délivrance des permis se ferait-elle à la tête du client ou selon d’obscures règles.

    La Mairie a dorénavant tout pouvoir pour délivrer ou non un permis de construire et peut tout verrouiller par son service d’urbanisme.

    Le fait du prince

    Pourquoi certains peuvent-ils s’agrandir dans des conditions inacceptables et dérangeantes pour leurs voisins, d’autres transformer un garage en studio au vu de tous, sans aucun contrôle et aucune taxe ?

    À Villejuif, on pourrait écrire des livres entiers sur les permis refusés, les permis acceptés, les terrains plus ou moins constructibles selon le propriétaire…

    Votre voisin étant sympathique, pourquoi lui refuser un modeste agrandissement qui ne dérange personne, même s’il peut être illégal ? Quelques années après, la maison est vendue et le nouvel occupant peut de nouveau augmenter le volume sur cette construction.

    À suivre…

    Résister, ensemble ! Résister, ensemble !
    septembre 2003
    Avec une résolution effrayante, le gouvernement Chirac-Raffarin s’attaque à toutes les conquêtes obtenues depuis 1945. Et la société résiste, on l’a vu tout au long de ce printemps et de cet été. Des luttes très dures pour la défense des retraites, sur la décentralisation de l’enseignement, pour le financement de la culture.

    Ce que veulent Chirac-Raffarin, ce qu’ils ont promis : baisser d’un tiers l’impôt sur le revenu, un impôt payé uniquement par la moitié la plus riche de la population. Pour cela, il n’y a que deux moyens : diminuer les services publics et la couverture sociale, ou augmenter les prélèvements que paient les plus démunis : cotisation sociales et impôts locaux.

    C’était le but de la réforme des retraites : en diminuant considérablement les retraites versées par le régime général, obliger tout le monde à prendre en plus une assurance-vie ou à cotiser à un fonds d’épargne.

    C’était le but de la décentralisation des personnels de l’enseignement : obliger les collectivités locales, qui auraient dorénavant la charge de ces services publics, à augmenter les impôts locaux, ou sinon à les supprimer ou à les privatiser.

    C’était le but de la remise en cause du régime d’indemnisation des intermittents du spectacle : obliger les villes à supprimer les spectacles, ou à les subventionner elles-mêmes.

    Les luttes de ces derniers mois ont bloqué plusieurs de ces projets ; et, espérons-le, dissuadé le pouvoir de lancer l’offensive programmée contre la Sécu - Maladie.

    Villejuif : vers une dynamique nouvelle ?

    Mais aujourd’hui les villes progressistes doivent prendre le relais des grévistes. Depuis 15 ans, la municipalité de Villejuif accumulait les erreurs et de grosses dépenses inutiles (ZAC surdimensionnées, Palais des congrès des Esselières, valse permanente des bâtiments publics), elle s’est fragilisée toute seule. Elle a dû d’elle-même supprimer deux compagnies de spectacle sur trois, fermer un centre de santé sur deux, privatiser la plupart de ses services publics (cantines, ramassage des ordures), augmenter les impôts.

    Le développement de l’influence de Villejuif Autrement et des Verts, le soutien croissant que leur apportent les Villejuifois, a conduit l’équipe de Madame Cordillot à être beaucoup plus prudente. Face à l’offensive du gouvernement, il faut faire front, tous ensemble. Résister, mais aussi inventer.

    Pour notre part, nous restons prêts à coopérer à une vie politique municipale à la fois économe de nos impôts et soucieuse de développer les services publics.

    Environnement : un pour tous, tous pour un ! Environnement : un pour tous, tous pour un !
    octobre 2003
    Qui n’a pas éprouvé de l’exaspération à devoir enjamber ordures et immondices pour se rendre de son logement à la station de métro ou de bus ? Qui ne s’est pas trouvé confronté, à la porte de chez soi, à une accumulation d’ordures, en attente… de ramassage plus ou moins tardif ? Faut-il en conclure que la vie urbaine est forcément sale et puante ?

    Notre cadre de vie ne se limite pas à notre logement. Nous avons à cœur d’entretenir notre intérieur pour y être bien. Pourquoi ne pas prendre également soin de notre environnement au-delà de notre porte ? La ville dépense beaucoup d’argent - les impôts que nous payons - pour entretenir et fleurir les rues. Et pourtant ces rues que nous sommes des milliers à fréquenter chaque jour sont sales et encombrées de meubles au rebut, de matelas hors d’usage, de sacs poubelles éventrés.

    La situation s’est incontestablement dégradée. En voici quatre exemples : la saleté de la gare routière Aragon et des abords du métro Léo Lagrange ; la multiplication des décharges dans certains coins de rue ; la propension à négliger les poubelles collectives dans les lieux de rencontre ; la dégradation des parties communes des ensembles immobiliers.

    Étre des citoyens responsables et non des assistés

    La question est alors celle de la responsabilité. Il faut éviter une double erreur symétrique : considérer que les seuls individus sont responsables ; reporter tout le travail sur la seule collectivité. En fait, c’est les deux, et l’un ne va pas sans l’autre. C’est l’attitude des individus qui donne tout son sens à l’action collective et c’est l’intervention de la municipalité qui aide chacun à y prendre sa place.

    Chacun(e) a sa part de responsabilité et il n’est pas efficace de se l’envoyer à la figure, car on ne pourra pas construire une action avec des procès.

    - Les personnes doivent apprendre à gérer leur environnement personnel, à traiter sélectivement les déchets, ce qui va de l’utilisation des poubelles à la fréquentation de la déchetterie gratuite d’Ivry, toute proche de chez nous.

    - La collectivité ne peut plus se contenter de penser que les instruments qu’elle à mis en place suffisent à assurer l’entretien de la ville. Pour l’instant, l’état des rues (tout au moins certaines) nous fait dire que l’éducation et la mobilisation des gens n’a pas - encore ? - eu lieu.

    Personne n’a envie de mettre en place une répression permanente des actes inciviques. Non pas que nous en ayons peur. Sévir d’accord, mais agir d’abord !

    Il nous faut intégrer toute la population à la gestion de l’environnement. Comment se font les choix d’amélioration du cadre de vie ? Est-ce que la consultation dans chaque quartier est faite ? Les actions sont-elles imposées ou partagées ? Ne faut-il pas développer l’information pour favoriser le partage de la responsabilité ? Quels moyens sont donnés aux habitants des cités pour organiser et entretenir leur cadre de vie ? Ce « chantier » mériterait d’être ouvert : la démocratie locale n’en souffrirait pas !

    Nous proposons que soient organisées de grandes journées de l’environnement local : exposition photo, palmarès des beaux coins et musée des horreurs des mauvais endroits, collecte des déchets, rallye entre les quartiers, etc. Mobiliser les personnes, c’est donner tout son sens à des décisions prises en leur nom.

    ZAC des Guipons, concertation bidon ZAC des Guipons, concertation bidon
    novembre 2003
    La concertation sur la ZAC des Guipons aurait pu servir de modèle de concertation : perdu !

    Cet aménagement, devenu inéluctable, sur un terrain depuis trop longtemps laissé à l’abandon, a été « discuté » depuis des années, sans que l’on sache ce que la municipalité voulait réellement.

    Des réunions de concertation ont eu lieu, certaines publiques, qui n’ont servi qu’à présenter et justifier les vues de l’aménageur, SADEV94, dont on ne connaît par ailleurs ni les termes exacts du mandat, ni les conditions financières, sans même faire intervenir d’importants protagonistes tels la société Casino.

    Des finances ? Où ça ?

    Ce projet, pour être viable, paraît-il, nécessite 40 000m2 de bureaux avec, en option, une barre qui surplomberait la rue Thibert. Aucune information n’est donnée sur la justification économique de tels choix. Des études financières ont-elles été réalisées ? Si oui, pourquoi ne pas les diffuser ? Sur quelles bases la rentabilité du projet a-t-elle été calculée ?

    On nous oppose toujours les choix économiques, mais jamais les chiffres ne sont fournis : les graves problèmes financiers de la ville depuis de nombreuses années, nous ont appris à nous méfier.

    Une ambition ? Laquelle ?

    On aurait pu imaginer, à l’entrée de Villejuif, à proximité du métro, une vitrine ambitieuse de la ville (dans les domaines de l’architecture, de la convivialité, de l’équipement ou de l’activité économique).

    Des associations se sont créées, sont intervenues et n’ont pas été entendues. Le résultat : un projet, encore très flou, sans ambition, sans cohérence et surtout qui ne répond pas aux attentes des habitants du quartier : une barre de bureaux, des logements, un semblant de square, une caricature de marché ou de centre commercial, sans équipement collectif autre qu’une hypothétique crèche. Et pourtant, cela va se réaliser rapidement, car les promoteurs immobiliers, déjà choisis, doivent vite rentabiliser leur investissement.

    Pour nous, une véritable concertation aurait été la confrontation - à chaque étape - des différents intérêts et acteurs, et tout d’abord dans la définition des objectifs et des besoins.

    Et la voiture, et les camions ?

    Et, parlant de cohérence, qu’en est-il de la convergence des différents projets : ZAC Pasteur, Esselières ou requalification de la N7 ? Combien de voitures de résidents ou d’employés ce projet va-t-il ajouter au flot continu transitant par cette voie, ou au besoin de parkings ?

    Et que dire des énormes poids lourds qui naviguent difficilement dans nos petites rues, nous polluent, nous assourdissent ! Les grandes surfaces ne font qu’augmenter le phénomène. Ne pourrait-on appliquer la limitation des tonnages pour les camions de livraison ?

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