La Maison de la Médiation sociale, rue des Villas, c’est le lieu de coordination des emplois-jeunes (agents locaux de médiation sociale), et des médiateurs.
Les maisons de quartier, c’est tout autre chose. Elles sont de vrais lieux de rencontre entre jeunes et aînés, ainsi qu’entre les différentes communautés, qui peuvent conquérir le sentiment d’agir directement sur la politique et de s’investir dans la vie de la cité. Toutefois, l’actuel découpage en quatre quartiers (Nord, Est, Sud, Centre) n’a d’intérêt que géographique pour le Cours Elémentaire. C’est une partition artificielle qui ne correspond en rien aux réalités vécues des quartiers : les Guipons, Pasteur-Vérollot-Zola, les Lozaits, le Centre, etc. Villejuif, ville de 50 000 habitants, a des visages multiples, très caractérisés.
Une véritable consultation des habitants suppose la contradiction, l’écoute, l’élaboration de propositions nouvelles.
On ne change rien aux dures réalités de nos vies si l’on ne tente pas des expériences, sous le contrôle et avec la participation des habitants.
C’est dans ce but que nous réitérons nos demandes :
la mise en place de Maisons de quartier, lieux d’échange et d’initiatives collectives, de cafés-rencontres et de Cybercafés ;
des conseils de quartier, indépendants, élus pour 2 ans par tous les résidents. Une charte en définira les droits, les devoirs, et les moyens. Ces conseils auraient plus qu’un rôle consultatif, ils émettront des propositions, voire des contre-projets (ce qui implique des moyens), géreront leur budget ?
des conseils de jeunes ;
des referendums sur les questions décisives, avec des débats contradictoires dans le journal de la ville qui doit devenir indépendant, et sur le site Internet.
C’est ainsi que nous rendrons la parole aux Villejuifois(es).
Le " Toujours plus de moyens " a fait faillite. Il faut aussi, et surtout, du désir : désir de vivre autrement, de changer la vie.